<?xml version="1.0"?><!DOCTYPE article SYSTEM "/project/take/software/searchbench_offline_processing/paperxml_generator/aclextractor/src/python/../resource/dtd/paperxml.dtd"><article><header><firstpageheader><page local="1" global="1"/><title>UN MODELE DE LA NOTION DU CAS</title><author surname="ZALIZNIAK" givenname="A."><org  name="by  Institut d'Etudes Slaves de l'Académie des Sciences Groupe Structural"/></author></firstpageheader><frontmatter><p>UN MODELE DE LA NOTION DU CAS</p><p>by A. ZALIZNIAK</p><p>Institut d'Etudes Slaves de l'Académie des Sciences</p><p>Groupe Structural</p><p>30 a avenue Troubnikowskï</p><p><u>MOSCOU</u></p><p>RESUME</p></frontmatter><abstract></abstract></header><body><section title=""><p>On appelle segment toute partie d'un texte écrit délimitée par deux espaces en blanc voisins. Admettons que nous savons déterminer si une suite donnée de segments forme une phrase grammaticalement correcte. Admettons que nous avons relevé de quelque manière tous les segments appartenant aux substantifs ( = "segments substantivaux"). Admettons enfin que nous savons déterminer si les deux segments substantivaux donnés appartiennent au même substantif pris au même nombre grammatical (autrement dit, s'ils désignent le même objet).</p><p>On appelle contexte une suite d'un nombre fini de segments et d'un symbole On dit qu'un contexte A admet un segment m si l'on obtient une</p><p>phrase grammaticalement correcte en remplaçant dans le contexte A, le symbole par le segment m.</p><p>L'ensemble de tous les segments qu'admet un contexte A s'appelle colonne de ce contexte, et l'ensemble de tous les segments substantivaux qu'il admet, sa sous-colonne substantivale. P.ex. en russe, la colonne du contexte <b>"BHxy..."est </b><i>ca.%, </i><b>CTeHy, </b><b>Bac, </b><b>rjia3aMn, </b><b>xoponio, Tepept, </b><b>eTC </b>etc. ; sa sous-colonne substantivale est <b>caji</b>,  CTeHy,  <b>Bac,</b><b>  rjia3aMH.:, </b>.(mais sans <b>XOpOIIIO</b><b>, TenepB</b>, etc.). On appelle colonne, ou sous-colonne substantivale (en général) tout ensemble de segments qui sert de colonne (de sous-colonne substan­tivale) à quelque contexte.</p><p>Une sous-colonne substantivale est dite complète si chaque substantif pris à chaque nombre y est représenté par un segment au moins. P.ex. la sous-colon­ne substantivale du contexte BHJfcy •••   est complète, tandis que celle du contexte <b>BHXy ÖOJiiiiiyjO.      </b>ne 1,est Pas (puisque p.ex. les substantifs au pluriel n'y sont pas représentés).</p><p>Une sous-colonne substantivale complète qui ne contient pas d'autre sous-colonne substantivale complète (différente d'elle-même) s'appelle série casuelle (ou série à ca identique).<page local="2" global="2"/></p><p>Au point de vue de la grammaire ordinaire, chaque série casuelle englobe l'ensemble de tous les segments substantivaux susceptibles d'avoir la signification grammaticale d'un cas déterminé. Autrement dit, chaque série casuelle correspond à un cas déterminé.</p><p>Le modèle décrit pourrait se heurter à certaines difficultés dans les langues à plusieurs cas locatifs (p. ex. dans les langues finno-ougriennes). Toutefois, les emplois secondaires de ces cas locatifs (p. ex. à titre de complé­ment ■ dé..certains verbes), qui existent presque toujours, doivent permettre de distinguer ces cas dans le cadre de ce modèle.</p><p>Une difficulté particulière, et assez rare, est représentée par ce qu'on appelle "le second génitif" du russe'(à valeur partitive : <b>Ma» </b>"du thé", <b>caxapy^u </b>sucre", etc.). En russe moderne, toute forme du partitif (p.ex^ai0) peut toujours être remplacée par un simple génitif (p.ex. <b>ia</b>.H) sans changement de sens. Par conséquent, le second génitif ne figurera pas sur la liste des cas russes distingués par le présent modèle (cette liste contenant le nominatif, le génitif, le datif, l'accusatif, l'instrumental, le prépositionnel et "le second prépostionnel"). Pour faire figurer le second génitif sur la liste des cas, le modèle doit être rendu considérablement plus compliqué (en particulier, il faudra recourir à une admission supplémentaire).</p><p>La particularité décrite du second génitif permet de distinguer les cas à expression formelle stable (p.ex. les sept cas du russe) et les cas à expression formelle instable (p.ex. le second génitif). Ce n'est qu'une question de terminologie si le nom de cas peut être accordé aux deux groupes ou slll doit être réservé au premier seulement. Le modèle proposé est celui de la notion du cas à expression formelle stable.</p></section></body></article>